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Samedi 27 octobre (fin):
Qui eut cru que l'on puisse faire des pizzas sur un poele, dans une yourte, en plein milieu du desert de Gobi?







Jeudi 25 octobre:
Nous abandonnons nos deux francais et notre suedoise a Karakorum et repartons a 5 (Maria, Darcy, Ichke, Irtne et moi) sur les routes enneigees qui nous conduiront jusqu'au desert de Gobi (dans deux jours seulement).
Fatigues par la soiree de la veille, nous dormons tous dans la voiture.
Nous nous arretons le midi pour manger dans une famille (ici les yourtes des familles servent aussi bien d'"hotel" que de "restaurants"! Car dans ces grandes plaines quasiment inhabitees, l'hospitalite est de rigueur...). La, nous rencontrons une vieille femme de 84 ans, chose tres rare en Mongolie ou l'esperance de vie est plutot de 60-65ans.
Puis nous repartons sur les routes de terre et nous arretons avant le coucher du soleil pres de 4 yourtes.
Le pere de famille, un homme tres impressionnant aux mensurations de catcheurs, accepte de nous accueillir dans sa famille (heureusement car avec ses 2,5 habitants au kilometre carre, densite de population la plus faible du monde, nous aurions mis un certain temps pour trouver une autre yourte ou dormir!).
Famille qui beneficie de tout le confort moderne: pas d'eau courante bien entendu (donc les "toilettes" sont situes a une cinquantaine de metres derrieres les rochers, a l'abris des regards indiscrets des chevres et des moutons) mais des panneaux solaires pour l'electricite, des telephones portables (mais pour avoir du reseau, il faut monter sur les bancs!) et une grande parabole pour la television.
Malgre ces notes de modernite, la famille continue de respecter les traditions mongoles: Autel voue aux bouddhas juste en face de la porte, mobilier traditionnel de couleur orange avec ornementations colorees, le poele au centre de la yourte, le fromage de chevre qui seche sur le toit, le tabac a sniffer qu'on se fait passer a tours de role (du plus ancien au plus jeune)... Mais surtout: le lait de jument fermente (3% d'alcool environ)... boisson au gout tres particulier qu'on fait passer dans un grand bol en argent et dont la tradition veut que chacun en boivent trois fois (ici, en Mongolie, tout se fait trois fois! idem avec les verres de vodka...).
Apres ce petit "pot d'accueil", la mere commence a preparer le mouton bouilli. Au menu ce soir: les intestins, le coeur, l'estomac et quelques autres parties...
(Heureusement, Ichke nous epargnera cette epreuve en nous preparant autre chose! Et pendant que la mere prepare le diner, moi je prefere aller m'occuper de ramener le grand troupeau de chevres et de moutons pres des yourtes).
Apres une nuit entrecoupee par les rires de la famille (des amis arrivant d'Ulan Bator sont venus leur rendre visite en fin de soiree), nous avons de nouveau droit au lait de jument fermente et meme... a la vodka (vous prendrez bien un peu de moutons avec ca, non?)... drole de petit dejeuner! petit dejeuner reserve aux invites d'honneur, facon de nous remercier et de nous signifier qu'ils sont tres contents d'avoir fait notre connaissance!








Mercredi 24 octobre:
Apres une nuit tres froide, nous partons en direction de Karakorum, ancienne capitale de la Mongolie, pour une viste du celebre monastere Erdene Zuu.
Apres un passage par la superette et internet, nous retournons a notre camp de ger pour un concert prive dans notre yourte (sur la photo, l'homme joue du Moriin Khuur, viole mongole a deux cordes et tete de cheval).
Puis, nous fetons le depart de Renaud, Matthieu et Linda qui rejoindront Ulan bator des demain... Et, la vodka aidant, Darcy se met a parler mongole avec irtne notre chauffeur... Nous appelerons cette nouvelle langue (imitation du mongole a base de "chrrr", "trrrrr", "crrrrr") le "Darcy's mongolian". Langue qui sera largement usitee par la suite lors de nos prochaines soirees et chaque fois que nous voudrons nous adresser a Irtne!

Mardi 23 octobre:
Aujourd'hui nous passons une bonne partie de la journee en voiture (fini le cheval...), sous la neige.
Ichke et Irtne sont perdus et demandent leur chemin a chaque yourte que nous croisons, et chaque fois, les familles nous indiquent des directions approximatives, "la bas, entre ces deux montagnes"... Mais comment font-ils pour se reperer dans ses immenses etendues sans routes ni panneaux?
En milieu d'apres-midi, nous arrivons enfin aux sources chaudes (Dhaluun Rasmaan).
Petite deception en arrivant car nous nous attendions a aller nous baigner dans une riviere chaude mais a la place nous trouvons un veritable "camp pour touristes" ou tout est amenage...
Mais une fois dans cette eau chaude, nous oublions la deception!
Nous aurons en plus ce jour la, notre premiere douche (apres 6 jours dont trois de cheval, il etait temps)!